Durant les vacances scolaires d’automne, d’hiver et de printemps, les mercredis ont pris une couleur particulière au sein de l’hôpital Jeanne de Flandres à Lille. Grâce à un projet d’action culturelle imaginé pour aller à la rencontre des enfants hospitalisés, la musique, les plantes et l’imaginaire se sont invités dans le quotidien des soins.
Les mercredi de ces vacances, les matinées se déroulaient en hémodialyse : un temps singulier où les artistes intervenaient directement auprès des enfants pendant leur séance de soin. L’après-midi, direction le service de Néphro-endocrinologie, métabolisme et hématologie (NEMH), où chaque période de vacances réservait son lot de découvertes. Ici, les enfants présents changent régulièrement : certains sont hospitalisés pour quelques jours seulement, chaque atelier devenait alors une nouvelle rencontre, une nouvelle aventure à inventer ensemble.
Pour accompagner ce voyage artistique, deux invité·es un peu magicien·nes sont intervenu·es : Noémie Moal et Benjamin Dogon, les inventeur·ices du Zygophone.
Le Zygophone est un instrument connecté pas comme les autres : il permet de créer de la musique… en touchant des plantes.

Oui, des plantes.
Dans les chambres, les salles de soin et les espaces communs, feuilles et tiges se sont transformées en interfaces musicales. Les enfants ont découvert comment manipuler cet instrument étonnant, expérimenté les sons, observé les réactions des végétaux et exploré une nouvelle manière de faire de la musique : sensible, ludique et collective.

Mais le projet ne s’arrêtait pas là.
Au fil des ateliers, les enfants ont écrit des textes, imaginé des univers, interagi avec des images et de la vidéo, enregistré des sons et composé. Le cadre hospitalier demande souvent de réinventer les possibilités. Rien n’est laissé au hasard et chaque détail compte pour permettre ces moments d’évasion. Grâce à l’accompagnement des équipes de santé et culturelles, un immense merci à Karine et Mélanie, des solutions ont toujours été trouvées pour rendre ces ateliers possibles.
Un exemple parmi d’autres : impossible de faire entrer de la terre dans la salle de dialyse. Alors les plantes se sont adaptées elles aussi. Exit les pots : elles sont arrivées en eau, comme des boutures, permettant ainsi leur présence au plus près des enfants et leur transformation en instruments vivants.

Découvrez les créations sonores réalisées par les enfants :
Merci aux enfants pour leur curiosité, leur imagination et leur engagement dans ce projet, ainsi qu’à toutes les équipes qui rendent possibles ces moments où la culture trouve pleinement sa place à l’hôpital.
